





« J’aimerais me promener en ville et faire mes courses. »
Depuis l’âge de 5 ans, Victoire boite et souffre lorsqu’elle marche. Les longues distances à pied sont un calvaire. « Cela me décourageait d’aller à l’école, en brousse, à un kilomètre de la maison », explique-t-elle. À l’âge du collège et du lycée, sa famille s’installe à Mahajanga. Les trajets sont réduits, mais il reste les complexes qui l’isolent des autres et les regards durs sur sa différence. La jeune fille s’accroche, entre à l’université… et découvre les salles de cours inaccessibles et les bousculades d’étudiants. Aujourd’hui, à 30 ans, après une année à la faculté des sciences et une formation en couture, Victoire ne trouve pas de travail. Et c’est la pauvreté qui est devenue son principal handicap.